Otchoz

Monsieur H. a des désirs d'avenir

mercredi, janvier 31

Car il parait que demain ce sera trop tard

Il parait que le 1er Fevrier il sera trop tard pour se souhaiter la bonne année. Dans ces conditions je suis dans les temps. Bonne année !

A ceux qui s'étonnaient de ma définition personnelle du "tout à l'heure"je n'ai qu'une chose à dire: "Je vous ai compris !" .
Coming (back) Soon : le H 2.0
En attendant, l'instant militant :




Les voix des femmes, et les voix des hommes
Ont dû se taire beaucoup trop longtemps
Ne croyons plus aux lendemains qui chantent
Changeons la vie ici et maintenant
C'est aujourd'hui que l'avenir s'invente
Changeons la vie ici et maintenant

Prendre la parole
Décider nous-mêmes
Libérer nos vies des chaînes de l'argent
Écrire notre histoire à la première personne
Être enfin des hommes et non des instruments

France socialiste puisque tu existes
Tout devient possible ici et maintenant

Ne versons plus au nom de leur puissance
Notre sueur, nos larmes, notre sang
Les travailleurs travaillent pour la France
Pas au profit de quelques possédants
Pour partager les fruits de l'abondance
Changeons la vie ici et maintenant

Prendre la parole
Décider nous mêmes
Libérer nos vies des chaînes de l'argent
Faire du bonheur notre monnaie courante
Maîtriser la science et dominer le temps

France socialiste puisque tu existes
Tout devient possible ici et maintenant

Il nous faudra reprendre en main nos villes
Qui ne sont plus que des ghettos géants
Où le printemps n'a plus le droit d'asile
Où meurent les vieux, les arbres, les enfants
C'est dans nos propres murs qu'on nous exile
Changeons la vie ici et maintenant

Prendre la parole
Décider nous-mêmes
Libérer nos vies des fleuves de ciment
pour ne plus mourir de l'air que l'on respire
Et pour pouvoir vieillir auprès de nos enfants

France socialiste puisque tu existes
Tout devient possible ici et maintenant

Un siècle meurt, un millénaire commence
Plus de prisons, de cages et de camps
Tendons la rose rouge de l'espérance
Aux opprimés de tous les continents
L'histoire est là qui nous offre une chance
Changeons la vie ici et maintenant

Libérer la femme
Libérer l'école
Donner la parole aux frères émigrants
Ecrire notre histoire à la première personne
Être enfin des hommes et non des instruments

France socialiste puisque tu existes
Tout devient possible ici et maintenant.

Libellés : Monsieur H a des désirs d'avenir, Rien ne vaut ma vie

posted by Monsieur H at 16:29 3 comments

lundi, octobre 9

H is no superman

Vous l'aurez remarqué je suis loin très loin en ce moment. Je ne vous parlerai pas des névroses respectives de mes profs d'allemand et de maths, à peine contenues par le maigre plaisir de faire un transfert sur les élèves en leur infligeant force labeur et autres activités chronophages. Juste vous dire que je suis un peu occupé ces temps ci et à bout de forces/motivation (s'endormir sur le bureau en faisant ses devoirs c'est normal ?!) et que j'aurais bien aimé répondre partout à vos commentaires à vos notes, je n'ai même pas eu le temps de toutes les lire, et vous m'en voyez désolé.
Comprenons nous bien, telles sont mes priorités temporelles : 1/ Bosser ; 2/ Glander.
Ces deux étapes n'étant jamais achevées, la troisième en pâtit fatalement: je blogue peu. C'est pas grave je tacherai de revenir bientôt. En attendant un petit morceau musical, juste parce que ça va bien dans le mouvement.





Ceux qui n'ont pas cours le samedi, et ceux qui ont l'habitude de finir de bosser vers 1 heure du matin en regardant M6 le vendredi pour par exemple finir de recopier leurs disserts de philo (pour Scheiro qui m'a donné un petit coup de pouce : 14/20) auront reconnu le générique de Scrubs. [Lazlo Bane - I'm no superman].

Out the door just in time
Head down the 405
Gotta meet the new boss by 8 a.m.
The phone rings in the car
The wife is workin' hard
She's running late tonight again

Well
I know what I've been told,
You got to work to feed the soul
But I can't do this all on my own
No, I know, I'm no Superman
I'm no Superman

You've got your love online
You think you're doing fine
But you're just plugged into the wall

And that deck of tarot cards
Won't get you very far
There ain't no hand to break your fall

Well
I know what I've been told
You gotta know just when to fold
But I can't do this all on my own
No, I know, I'm no Superman
I'm no Superman

That's right

You've crossed the finish line
Won the race but lost your mind
Was it worth it after all

I need you here with me
Cause love is all we need
Just take a hold of the hand that breaks the fall

Well I know what I've been told
Gotta break free to break the mold
But I can't do this all on my own
No I can't do this all on my own
I know that I'm no Superman
I'm no Superman
I'm no Superman

Someday we'll be together
I'm no Superman
Someday
Someday we'll be together
Someday
I'm no Superman...

Libellés : Rien ne vaut ma vie

posted by Monsieur H at 20:02 4 comments

mardi, septembre 19

Norme sociale : protocole ou repère ?

Il est 10heures (*), et ce moment de la journée est, comme chacun sait, un temps fort dans le quotidien abruti d'un lycéen de base (et dans le quotidien de base d'un lycéen abruti de même): c'est la récré !
Comme à mon habitude je m'en vais retrouver des gens, parce qu'il faut bien montrer qu'on est pas seul au monde, même les jours où on préférerait s'emmurer plutôt que d'avoir à parler avec qui que ce soit. Oui mais la récré, c'est un grand moment de représentation sociale. Qu'on me croit ou qu'on me raille (**) il est mal vu de ne pas être dans sa meute. C'est en effet ce qui pousse les tocards les plus collants, vous savez ceux qu'on a rarement envie de voir, qui pour des raisons d'emploi du temps ne peut pas être dans son groupuscule, à venir vous parler, alors que même les gens que vous estimez vous voudriez les voir se taire (Toute ressemblance avec des événements ou des personnages réels serait, vraiment, mais alors vraiment, fortuite). Seul les plus désespérées des âmes en peines poussent le gag jusqu'à errer lamentablement 20 minutes durant avant de reprendre les cours. "A quoi bon vivre ?" peut-on lire sur leurs visages désespérés. Ce n'est pas ce qu'on peut lire sur mon visage désespéré, parce que je ne suis pas l'un d'entre eux. Sur ma face, les plus habiles lecteurs devinent quelque chose comme "mais pourquoi elle tient à me faire la bise ?".

Elle, c'est Jean-Robert, du moins c'est comme ça que j'appellerai ladite personne ici, pour des raisons évidentes. C'est parti pour 5 minutes de protocole, dont, honnêtement je me dispenserais bien. "Bonjour, bonjour" parfois, même moi, pourtant profondément sceptique, je m'aventure à un "ça va?" que je sais sans-réponse, tombé aux oubliettes. "C'est du protocole". Voila la conclusion que je tire à haute voix du pénible exercice des salutations adolescentes matinales quotidiennes. "Non, c'est de la politesse" dit Jean-Robert, qui sous une apparence de dinde (***) multicolore dissimule un réel tempérament de jeune à vocation intellectuelle.
Désarroi. Saluer les gens qu'on voit tous les jours dans des embrassades/empoignades interminables, n'est-ce qu'une perte de temps ? A vrai dire, les sociologues appellent ça des normes sociales acquises durant la socialisation et qui sont la traduction de valeurs. Je te dis bonjour, c'est une norme, parce que je te respecte, c'est une valeur. Je respecte la loi, c'est une norme, parce que je suis citoyen, c'est une valeur. Je vais à la messe tous les dimanches matin, c'est une norme, parce que j'ai la foi, c'est une valeur (et parce que j’ai que ça à faire et que je suis un peu bête, c’est une circonstance aggravante). Et ainsi de suite. Si l'individu ne respecte pas ces agissements, qui ne sont en fait que des règles de groupe, la société le punit : c'est la coercition. Je tue mon voisin, c'est un acte hors de la norme qui correspond à des valeurs inverses à celles de la société (la haine...), la société (l'Etat ici) me met en prison, c'est la coercition ; je ne rigole pas à tes blagues, c'est un acte qui n'est pas gentil, et en plus je refuse de te dire bonjour quand tu me tends la main, tu m'écartes de tes relations sociales, c'est la coercition.
Une fois ceci dit, qu'en concluons nous ? Pouvons nous nous passer de certaines normes ou non ? Suis-je condamné à répéter des milliers de fois les mêmes gestes chaque jour de mon existence ? Ou bien suis-je définitivement inapte à toute forme de vie sociale ?

(*) : Également valable pour celle de 4h
(**): les esprits acidulés et pétillants d'humour n'auront pas attendu ces notes pour se faire mentalement les blagues suivantes : "on me raille de chemin de fer" et sa variante "on me raille de cocaïne". Les plus taquins ont même osé "on me raille de Chine"
(***) Dinde (ici) : personnage de sexe féminin qui par son habillement et son comportement n'a pas peur du ridicule dans les regards lucides.

Libellés : Rien ne vaut ma vie, Triste monde tragique

posted by Monsieur H at 19:43 8 comments

lundi, septembre 4

La cloche sonne

8h30, mon troisième réveil retentit -j'étais sûr qu'il devait sonner à 7h30-, ça fait maintenant quelques temps que je ne me suis pas levé de si bonne heure. Par la fenêtre entrouverte de ma chambre on entend sonner la cloche de l'école voisine, pareille au glas de leur temps libre. C'est ce vieux relent de terreur infantile remémoré par les cris d'enfants qui me tire du lit.
Pour ma part, le trépas de mes vacances est annoncé à 14heures. Oui, bien sûr ce n'est pas la vraie grande rentrée, une heure et demie à nous expliquer les enjeux de l'année et les emplois du temps, mais malgré tout c'est le grand tremblement, la répétition générale en costume de scène...
Promis, ce soir ou demain je vous raconterai l'événement.

Libellés : Rien ne vaut ma vie, Triste monde tragique

posted by Monsieur H at 10:18 8 comments

samedi, août 12

Le blogging du retour

H. is back, no problem. Il est même back depuis une semaine et même que il parait qu'il vous l'aurait pas dit ! Ah ?

Vacances / phase 1 terminée. Maintenant place à moi.
Une de mes préoccupations depuis peu est, aussi inexplicable que cela puisse paraître, ma progéniture future. Combien ? Quand ? Quels noms ? Quel ordre ? Je questionne ainsi sans limite mon entourage sur le sujet. J'ignore la provenance de mon interrogation, toujours est il que celle ci est toute nouvelle pour mon esprit juvénile. Avec un peu de métaréflexion, je me rends même compte que c'est assez féminin comme sujet... Tant pis je vous livre mon verdict partiel.
Deux enfants, d'âges assez éloignés, un garçon tout d'abord, blond, du nom de Paul (car j'aime beaucoup). Puis une fille, d'un nom encore indéfini. Peut être Sophie, ou Anna, ou Elise/Elisa/Elisabeth.
Quant à vous, qu’est-ce à dire ?

Voila je mets un petit extrait de paroles de chansons de Mano Solo, sans la musique, en espérant que les gens de la SACEM y voient là une preuve de mon honnêteté et de ma bonne foi et ne me fassent pas condamner à mort après tortures et supplices huit jours et huit nuits durant pour atteinte aux droits d'auteur.



[from La Marmaille Nue - Pas du gâteau]

Moi je me dis pourquoi pas
Je voudrais mordre à pleine dents
Dans les joues roses d'un enfant
Je lui dirai salut mon petit gars
Lui me dirait salut papa
Je l'emmènerais faire des conneries
Tous les trucs qui sont pas permis
Comment guédra les meufs
Comment c'est qu'on fait la teuf
Moi tu vois avant de crever
Je voudrais laisser couler
De la morve d'un petit nez
Un petit sourire
Un petit bout d'éternité
Tu me dis que tout ça c'est des fantasmes
Et j'ai du mal à te contredire
Mais je voudrais quand même
Laisser une trace
Avant de partir
Avant de mourir


Voila, parce que SACEM le vent, et ça récolte la tempête (je tenais à la placer, vraiment...). Promis, la prochaine fois je tacherai d'aborder un sujet un peu moins tarte en m'appliquant la courte doctrine de Victor Boucher repris par Boris Vian pour résumer brièvement la pataphysique : je m'applique volontiers à penser aux choses auxquelles je pense que les autres ne penseront pas. Voila, juste de quoi être original.

Libellés : Rien ne vaut ma vie

posted by Monsieur H at 21:11 5 comments

jeudi, juillet 13

En presque direct

Des nouvelles du maître des lieux, en presque direct, soit en léger différé, des Ardennes. Il est à préciser que la note fut d’abord calligraphiée (avec grand soin), mais en raison d’un petit problème technique - en clair Psychedel33t a déménagé et n’a plus de scanner -, ladite note fut dactylographiée (avec grand soin également) par les petits doigts musclés de celle-ci, qui ne se flagellera jamais assez de n’avoir point anticipé le manque de scanner. Trêve de parlotte, et place à celui que vous attendez tous avec impatience, le grand H.

Très chers lecteurs,

Tout va bien, je me permets un grand temps pour la gamberge, ce qui est vraiment une occupation très appréciable. Seule ombre au tableau du glandage, la coupe du monde, bien sûr, et le tour de France qui polluent et monopolisent le temps d’information. Certains ont même poussé le gag à l’extrême, allant jusqu’à mêler les deux, demandant aux cyclistes ce qu’ils pensent de la coupe du monde. Dégoûtant. Tant pis, je me rabats sur une sélection étroite de presse écrite.

Autrement, j’ai enfin obtenu mes résultats de mes épreuves anticipées du BAC. Très content. Je vous laisse apprécier :
- Français écrit : 18/20
- Français oral : 18/20
- TPE : 18/20
- Biologie : 14/20

Inutile donc de préciser que je ne suis pas peu fier.

Voilà donc la fin de cette petite note. Je m’en retourne à l’errance et aux historiettes bucolico-généalo-redondo-anecdotiques dites "de ma grand-mère".

Enfin, remercions, couvrons de louanges et de hosannas la brave et dévouée Psychedel33t qui a en toute bonté scanné et diffusé cette note recto-verso. Merci, donc !

Je vous salue courtoisement
H.


Ce message vous a été présenté par Psychedel33t, Cerbère des blogs à ses heures perdues

Libellés : Rien ne vaut ma vie

posted by Monsieur H at 18:43 4 comments

mercredi, mai 31

C'est dans l'air.

Pourquoi qu'on supporte pas la vie du moment qu'il suffit d'un rien pour vous en priver ? Un rien l'amène, un rien l'anime, un rien la mine, un rien l'emmène. Sans ça, qui supporterait les coups du sort et les humiliations d'une belle carrière, les fraudes des épiciers, les tarifs des bouchers, l'eau des laitiers, l'énervement des parents, la fureur des professeurs, les gueulements des adjudants, la turpitude des nantis, les gémissements des anéantis, le silence des espaces infinis, l'odeur des choux-fleurs ou la passivité des chevaux de bois, si l'on ne savait que la mauvaise et proliférante conduite de quelques cellules infimes ou la trajectoire d'une balle tracée par un anonyme involontaire irresponsable ne viendrait inopinément faire évaporer tous ces soucis dans le bleu du ciel.

R.Queneau, in Zazie dans le métro

Sur ces belles paroles, je tiens d'abord à demander des excuses quant à ma relative absence ces derniers temps. Vous aurez noté que mes commentaires et notes se font rares mais, et j'espère que vous excuserez l'extrême platitude du lieu commun, ou qu'au moins vous le prendrez avec l'humour nécessaire, vous êtes bien sûr dans mon coeur. C'est juste que j'ai pas trop trop le temps. Aussi vous me pardonnerez ce que nous appellerons de la parcimonie dans mes commentaires. Je pense ici à Mariannekipleure, Evariste, IK&Scheiro, Perle, Ada qui m'a laissé un très gentil commentaire ainsi que puiteppe troll, Geoooorges, Stram, Sushiwa, Psychedel33t et tous les autres. J'essaye de vous lire et je vais faire un effort ces prochains jours pour vous répondre un peu partout.

Maintenant finies les palabres confessionnelles, les choses sérieuses.
C'est la fin de l'année. Les élèves les moins courageux et une bonne partie des secondes se sont déjà fait la malle. Pour ma part j'arrête la semaine prochaine, jour pour jour i.e. mercredi 7.
Pour l'heure le cours d'éco ressemble à une grande répétition. Chacun accorde son instrument pour le grand orchestre de l'apocalypse, du grand soir, du jugement dernier, de la grande traversée, ou mieux peut-être du dernier cours de l'année. On a pas la tête à l'économie et aux mécanismes de la dette ce mercredi en salle A7, on préfère largement évoquer l'année, les élèves, les profs, les différentes géographies des élèves dans la classe, dire nos quatre vérités et se les entendre dire à son tour. 8 heures avec ce prof par semaine, et la certitude de ne plus l'avoir l'année prochaine. Forcément, le fond de l'air est un peu amer même si il fait soleil et que l'été est là.
Sinon le bac se prépare toujours.

Libellés : Rien ne vaut ma vie

posted by Monsieur H at 13:17 12 comments

dimanche, avril 30

Michelangesque

Comme le fit l'Ange (Mickey de son prénom), H a participé aujourd'hui et hier au tartinage massif de peinture sur les parois de sa chapelle. Bien sûr la tâche de H. se différencie de celle de l'autre en ceci qu'il ne s'agissait que de remettre un peu de blanc sur les murs du salon et de la salle à manger, et que depuis quelques années, Dieu, Prométhée, ou une quelconque autre créature géniale a donné aux hommes de quoi survivre à ce genre de labeur : le baladeur MP3.
C'est donc exceptionnellement que H blogue sur son petit clavier, les mains maculées de blanc et en habit de souillon. Entre ces deux après midi rythmées par l'activité prolétarienne (rarement exercée par l'individu, lequel serait un peu flemmard), H a effectué son visionnage quasi-trimestriel rituel de La cité de la peur en pas trop mauvaise compagnie.
Hélas, l'activité dominicale n'aura pas suffit à lui faire oublier le temps qui presse et le jour particulier qu'il vivait : ce dimanche était l'instant charnière, celui qui faisait qu'il ne reste plus qu'une semaine de vacances. Poussé irrémédiablement par le désespoir paresseux dit de celui qui n'est pas en retard pour l'instant mais bon si ça continue comme ça ça va pas tarder, H. exécute le sempiternel calcul de celui qui n'est pas en retard, mais presque. En effet la masse de travail est particulièrement imposante. Non contents de nous faire rattraper le retard dans les programmes et de nous rappeler à nos responsabilités (y paraîtrait que y aurait comme qui dirait quelques épreuves de bac... Coming soon), le corps professoral double la dose en matière de "devoirs-maisons" histoire de ne pas perdre de temps en cours, ça serait bête.

Bref calcul donc:

  • Une douzaine de textes de français à faire et refaire. Environ 20 heures en sachant que je dois en préparer 3 pour un oral blanc.
  • Quelques cours de bio à rattraper. 1heures
  • Deux types bac de SVT. 2 heures
  • Un commentaire de texte en allemand. 1h30, au moins
  • Un commentaire de texte de latin. 2 heures minimum.

Moins de 30 heures de travail à fournir ce qui est faisable...
De plus H a encore bien des projets pour ses vacances à moitié entamées. Il souhaite réentreprendre toute sa chambre, et renflouer un peu la garde robe qui tourne sur plus grand chose à l'heure qu'il est. Son objectif est simple, mais néanmoins enthousiaste : soustraire à la vue ce qui pourrait évoquer ce qui fut sa vie avant l'âge de 13 ans. Cela comprend quelques mètres cubes de livres et BD et du petit mobilier multicolore. Sa méthode est elle aussi simple, mais néanmoins efficace : foutre tout le bordel dans un coin (dit d'une façon un peu triviale) et le cacher d'une tenture che guevaresque.

Tout ça pour dire que ça fait du pain sur la planche et que pour l'instant, je glande...

Libellés : Rien ne vaut ma vie

posted by Monsieur H at 18:38 5 comments

jeudi, avril 27

Fatalement vous me connaitrez

Le Questionnaire de Proust que j'ai fait et refait.

- Le principal trait de mon caractère
Discret je suppose ; au moins distant, juste ce qu’il faut (ce qui fait déjà pas mal)

- La qualité que je désire chez un homme
Quiétude et réflexion je sais pas lequel des deux le plus (mais l’un va avec l’autre je pense)

- La qualité que je préfère chez une femme
Idem, pas de discrimination hein…

- Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
D’une grande banalité on pourrait parler de fidélité, mais mes amis ne sont pas mes chiens alors je dirai constance (un petit coté casanier jusque dans mes relations…). Sinon j’aime bien la folie aussi lorsqu’elle arrive à tendre vers le génie.

- Mon principal défaut
Soit disant que ce serait l’inconstance mais je pense un certain penchant à l’asociabilité qui vire parfois au dédain.

- Les qualités qui vous manquent ?
Dextérité ; éloquence ; mémoire ; passion.

- Mon occupation préférée
Passer du temps avec moi-même, réfléchir à des choses super importantes (et d’autres moins), trouver des réponses aux grands problèmes de l’Homme (qu’est ce que l’univers ; d’où vient-on, où sommes nous ; où allons nous ? A quelle heure on mange ?) ; bouquiner ; passer du temps sur le PC à écouter de la musique ; faire semblant de parler comme un littéraire type Arte (Dans une humanité parfaitement inapte au despotisme outrepassant le surréalisme si j’ose dire trivial –non sans arrogance-, la question bassement matérialiste d’une hypothétique reconnaissance symbolique –au sens de Kant- de l’outil même d’un perfectionnement consensuel se pose sans aucun doute. Effectivement ça ne veut rien dire…) ; rire à en perdre le souffle…

- Mon rêve de bonheur
On va faire simple je vais répondre comme j’avais répondu la première fois : une vie de Dieu sur l’olympe (oui oui mais alors le truc super cliché ça me tente : Vautré, que des séraphins m’apportent des fruits à la chair exquise !)

- Quel serait mon plus grand malheur
Perdre un être cher (super original mais on se refait pas) en particulier dans la famille.

- Ce que je voudrais être
Je voudrais pouvoir être fier (avec raison) de ce que je fais et de ce que j’ai fait en permanence.
"Ô mon Dieu pardonne moi, je voudrais être une diablesse. Le peu qu'il reste de ma foi, je te l'échange scontre une caresse et mille hommes venus d'ailleurs qui se mettent à mes genoux, et qui ne pensent d'ailleurs qu'à se pendre à mon cou. Une diablesse, une traîtresse, la reine de l'adultère, la fille facile aux belles fesses, peu m'importent les commentaires. Je me couche pour un sou, un poème, un compliment, je me couche et c'est gratuit et j'y mets tout mon talent."

- Le pays où je désirerais vivre
Les states

- La couleur que je préfère
Rouge bordeaux ou les nuances de gris

- La fleur que j'aime
Les lys ; les lilas mauves et blancs ; les tulipes jaunes.

- L'oiseau que je préfère
L’hirondelle qui est simple mais néanmoins toute fine, libre et voyageuse.

- Mes auteurs favoris en prose
J’aimais Dahl et Vargas ; maintenant plus simple j’aime Vian et Queneau

- Mes poètes préférés
Rimbaud ; Paul Valéry

- Mes héros dans la fiction
Daniel Michon (E=MC² mon amour) ; Charlie Buckett (Charlie et la chocolaterie)

- Mes héroïnes dans la fiction
Phèdre (Phèdre) Lauren King (E=MC² mon amour)

- Mes compositeurs préférés
Liszt ; Barbara ; Higelin

- Mes peintres favoris
Dali

- Mes héros dans la vie réelle
Ségolène Royal (héhé) ; Gandhi ; Che

- Mes héroïnes dans l'histoire
Les 343 salopes

- Ce que je déteste par dessus tout
Soyons simples mais efficaces : La bêtise (aïe je vais me faire des ennemis…).

- Caractères historiques que je méprise
Typique derechef : guerres tyrannies inquisitions…

- Le fait militaire que j'admire le plus
Les soldats du tsar qui levèrent la crosse en février 17 plutôt que de tirer sur les manifestants.

- La réforme que j'admire le plus
Séparation de l’Eglise et de l’Etat

- Le don de la nature que je voudrais avoir
Savoir peindre dessiner écrire…

- Comment j'aimerais mourir
Empoisonné par moi-même ; de façon sobre et classe. Au pire martyr ou au moins symbole d’une cause juste (e.g. Jaurès…)

- État présent de mon esprit
Un peu trop fatigué pour être dépressif (Sapristi que c’est désespérant !)

- Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence
Les fautes raciniennes ; les fautes par amour à la simple condition que la personne soit « tombée amoureuse comme on tombe d’une chaise ».

- Que feriez-vous si vous étiez très riche ?
Je m’achèterais un ballon dirigeable rien que pour moi et j’irai me perdre tout seul dans le silence et l’éther gelée.

- Au Paradis, vos premiers mots à Dieu ?
« Je n'ai jamais tué, jamais violé non plus
Y a déjà quelque temps que je ne vole plus

Si l'Eternel existe, en fin de compte, il voit
Que je me conduis guère plus mal que si j'avais la foi » (Brassens)

- Ma devise
Aujourd’hui prépare demain ; Aucune chose n’est égale par ailleurs.

Libellés : Rien ne vaut ma vie

posted by Monsieur H at 01:48 7 comments

samedi, mars 25

C'est l'printemps des militants.

Vote de la grève : 95% pour, dont moi.
Vote du blocus du lycée : 85% pour, dont moi.
Déjà quelques manifs, et je dois dire que le printemps, c'est méga bien... Le soleil brille et les fleurs sont de retour. Dans l'amour de la joie et de la paix, dans la joie de l'amour de la paix, et patati et patata, nous battons le pavé. Un seul mot d'ordre: Cey Nous Qui Décide, du nom d'un fameux syndicat interdépartemental (ayant la prétention de passer à un stade intergalactique d'ici moins d'une semaine) ! Personne ne se démobilisachionnisationne.
Pour se mettre dans l'entrain, une petite chanson que je trouve très belle que j'ai entendue sur le répondeur de Daniel Mermet un mardi je crois bien. Je n'ai trouvé aucune trace sur le net, alors je me suis débrouillé comme j'ai pu:



Dans la foulée, un autre message, si cette jeune fille de la Sorbonne que vous pouvez voir sur la photo voulait bien m'épouser, ce serait avec plaisir:




"Ah Printemps, ah Printemps, je t’aime absolument
Ah Printemps, ah Printemps, dans la colère du temps,
Voici l'envol des fleurs, au matin que débordent
Des nouvelles fraîcheurs des prunus d'émeraude

Voici la valse folle des frimes à papillon
Et les rouges corolles éclosent dans les tons
Ah printemps ah printemps, je t’aime pleinement
Ah printemps ah printemps, dans la colère du temps

Voici les claires fêtes et les révoltes suaves,
Les herbes qui appellent les étamines frêles
Voici les oies sauvages, d'orient en occident

Et leurs échos sans âge des anges dans le vent
Ah Printemps, ah Printemps, je t’aime absolument
Ah Printemps, ah Printemps, dans la colère du temps.
"


Et bon un autre message personnel : Villepin, retire le CPE s'il te plait, je commence à avoir mal aux pieds...

Libellés : Rien ne vaut ma vie, Triste monde tragique

posted by Monsieur H at 00:06 5 comments

lundi, mars 20

Bravo le veau

  • Pour cette fois je passerai les détails sur les manifestations de 40 personnes dont j'étais, encadrées par le Lieutenant-Chef Moustache (et ses hommes...).
  • De même je tairai celle de Samedi à Montpellier, la face taggée au rouge à lèvre, parce que le rouge, c'est la couleur de la lutte.
  • Je vous épargnerai le verdict d'une émission sur les dangers du net, après laquelle j'en avais conclu que plus que les affreux pédophiles qui se cachent derrière leurs PC's (dont je suis peut-être, ainsi que vous, lecteur), c'est l'outil qui fait peur. De la même façon que lorsqu'on est pas doué on se te tape sur les doigts avec un marteau, quand Internet vous tombe sur le coin du pied, ça fait mal.
En revanche, je ne compte pas me priver de vous informer que malgré le faible blocus du lycée de Jeudi à Vendredi (mais c'est déjà bien, et la lutte continue, mais en silence pour l'instant...) le conseil de classe de H. a eu lieu, et que celui ci a décroché les félicitations, pour la première fois depuis 1 an et demi. Bien joué les smarties !

Nous terminerons sur cette note d'esprit, que nous devons à Môssieur Super, Didier de son prénom:

[(...)
Les curés intégristes, c'est comme les pédophiles,


Y'en a des biens, y'en a des biens, allez,
Y'en a des biens, y'en a des biens biens biens !]
Extrait de la chanson Y'en a des biens que je vous incite vivement à découvrir : http://www.didiersuper.com/

Libellés : Rien ne vaut ma vie

posted by Monsieur H at 23:01 3 comments

mercredi, mars 15

Quarantaine

Il est 13:03 ce jour, dans la riante cité touristique bordant la mer Méditerranée de Agde. Ce jour là, les forces de l'ordre n'avaient pas vu petit sur les moyens. La rue était bloquée en ses 5 entrées, et les pavés étaient sillonnés par un camion rouge de pompier, et deux homme vêtus en cosmonautes. Tous le voisinage reluquait les troupes montées sur un toit. On pouvait entendre par ci et par là l'harmonie chantée par les talkies-walkies, comme dans les films.
"toudoudout"
La situation semble grave
...
14:35, compte rendu des opérations "L'oiseau était bien mort, mais ne semblait pas contaminé". Cette fois, j'ai bien cru qu'on allait tous y passer... Feu le volatile a été interpelé et mis sous les verrous. Une mouette de moins pour cracher à longueur de temps sa pollution sonore, que je ne me risquerai pas à décrire, c'est toujours ça de pris. Mais voyez plutôt :









Libellés : Rien ne vaut ma vie, Triste monde tragique

posted by Monsieur H at 15:47 5 comments

dimanche, mars 5

Bilan

La fin des vacances est toute proche, un bilan s'impose...

-> Coté boulot: J'ai pris ça un peu sur la fin mais malgré tout je me suis pas trop mal débrouillé.
-> Coté sociabilité : J'ai vu des humains (!!!) dans la première partie de mes vacances, c'est déjà bien.
-> Coté repos : Assez bien respecté je dirais...
-> Coté culture : Euuuuh j'ai lu un livre pas mal et je retiendrai deux films plutôt sympathiques.
-> Coté rêve/projet : Dans la planification d'un voyage à New York en 2008 et d'un emménagement (mais oui pourquoi pas...) en 2009. (Mais enfin ‘faut peut-être pas trop que je m'y attache...)

Suis-je prêt pour mon bac blanc ? - Presque.
Suis-je prêt pour mes TPE ? -Pas du tout.
En définitive elles n’auront pas été trop mauvaises ces vacances...


(Un jour j'aurai New-York au bout des doigts...)

Libellés : Rien ne vaut ma vie

posted by Monsieur H at 13:01 2 comments

jeudi, février 23

Otchoz v1.0

Un 23 Fevrier, en 2006, (re)naquit Otchoz. Toujours plus fort et toujours plus concis, je vous épargnerai le traditionnel "je sais pas trop où ça va me mener" et le "je m'entraîne sur les commandes", quoique mine de rien, j'ai tout de même réussi à vous l'infliger...


Dans mon élan de bienveillance et de brièveté, je vais donc vous résumer ce qu'il y a à savoir en quelques mots-clefs, et vous en tirerez, ou non, une synthèse constructive, ou non.

Lycée ok / maths burk -stop- PC: chouette! -stop- Couette pas mal -stop- Sport: néant.
D'une originalité écrasante... C'est donc dans le susnommé élan que j'abandonne immédiatement toute tentative non avouable de ne pas raconter ma vie.



(Post Scriptum : Il se peut que le héros de ce blog parle de lui à la troisième personne en tant que "H.")

Libellés : blog, Rien ne vaut ma vie

posted by Monsieur H at 15:21 3 comments

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